TEMOIGNAGE D’ISABELLE

Isabelle – 50 ans
« Je vis depuis l’an 2000 avec une sclérose en plaque diagnostiquée à la Salpétrière après l’apparition d’un acouphène.
Jusqu’en 2008, la maladie a pris la forme d’une sclérose en plaque rémittente dont les poussées donnaient lieu à des flashs de cortisone.
Puis, comme c’est le cas le plus souvent, la maladie s’est transformée en forme secondaire progressive contre laquelle la médecine officielle reste dépourvue de traitement.
Je marche depuis 2009 avec une canne, mon périmètre de marche ayant progressivement diminué. En 2013, une année particulièrement sévère, je ne pouvais pas marcher plus de 100m.
Depuis, je me suis sensiblement améliorer, mais 300 m de marche environ représente un séreux effort. J’ai évidemment dû abandonner progressivement mon métier de comédienne, brûlant de mes derniers feux dans un monologue de Samuel Beckett, NOT I, qui met en scène une femme bouleversée par un brusque accident des sens, je l’ai interprété avec l’aide de ma canne.
Depuis, je me suis orientée vers les arts plastiques, pratiquant tour à tour la gravure sur cuivre et la linogravure avant d’aborder tout récemment la peinture à l’huile.

En 2009, après avoir tenté d’avoir un enfant en ayant recours à des fiv et l’échec successif de deux tentatives de grossesse, j’ai fait une sévère dépression et assez vite, j’ai dû commencer à utiliser une canne pour marcher.
En 2013 un évènement psychiatrique est venu bouleverser violemment mon équilibre, j’ai traversé ce qu’on appelle une crise maniaque perdant soudainement la sensation ordinairement séparée entre un forme de rêve et la réalité.
J’ai été soigné avec des neuroleptiques et ai recouvré après quelques semaines mon état habituel.
Les raisons de ce symptôme reste inconnu, le surgissement de cette crise ayant toutefois apparue après avoir commencer un nouveau médicament, le fampyra, qui parvient à prolonger la durée de la marche.
Pendant tous ces évènements j’ai été accompagné en psychothérapie. Mon état désespérant ne me laissait envisagé qu’un triste avenir en fauteuil roulant.

J’éprouve depuis des années une douleur constante dans la jambe gauche.
Cette douleur ressemble à une grande cuissarde qui serre et blesse la jambe jusqu’au dessus du genou.

Depuis les séances d’Hypnothérapie avec Antoine Depoid cette affreuse emprise a commencé à changer.
Le soir, quand je me couche, je sens comme un drap froissé et brulant qui se déplie et me délivre en un circuit de sensations de libération,
la cuissarde de douleur se desserre. Dans la journée, la marche, toujours chaotique, est soudain devenue nettement plus fluide.
J’attends avec impatience les suites heureuses de ce processus d’amélioration.
Ma cuisse est désormais indolore ».