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LES TROUBLES DU CORPS

Vous pensez que la douleur est votre ennemie, parce qu’elle remet en cause votre existence. Elle vous déprime, vous affaiblit, vous diminue dans votre estime de vous- même. Vous n’avez plus d’énergie pour vous enthousiasmer, pour faire des projets, pour accomplir même les gestes simples du quotidien. La douleur serait comme une puissance étrangère venue coloniser votre corps, s’imposer à lui et dominer votre vie. C’est ainsi que vous subissez la douleur, dans le renoncement de votre amour-propre, de votre être, de votre vitalité.

Ce renoncement n’est pourtant pas une fatalité, votre expérience de la douleur n’est pas une fin en soi. La douleur n’est pas non plus votre ennemie, puisqu’elle vient de votre corps, elle vient de vous.

Pourquoi mon corps me fait-il souffrir ? C’est peut-être par là qu’il faut commencer. En posant cette question, vous vous accordez le droit de vous regarder, de chercher à vous comprendre, de vous écouter. Vous souhaitez apporter du respect, mais peut-être que vous êtes la dernière personne à vous accorder de la bienveillance. Vous pensez surtout aux autres, vous connaissez vraisemblablement mieux les autres que vous même, souvent pour être à la hauteur de leurs attentes, pour être aimé d’eux. A présent, vous cherchez à vous faire du bien, parce que vous êtes las de souffrir.

Pourquoi mon corps me fait-il souffrir ? Si les médecins n’ont diagnostiqué aucune pathologie qui pourrait l’expliquer et la traiter, alors ce n’est pas juste dans le corps qu’il faut chercher la réponse, parce que votre corps n’est pas une simple mécanique. Le trouble du corps est un message qui indique une dysharmonie, le corps fonctionne mal, il y a urgence et celle-ci s’exprime à travers la douleur ressentie. Si le corps était une simple mécanique, le dysfonctionnement pourrait effectivement exister, mais pas la douleur. La douleur est beaucoup plus que l’expression d’un dysfonctionnement, parce que vous êtes beaucoup plus qu’un corps/machine. Cela vous le saviez déjà.

Si nous allons un peu loin, nous observons que non seulement la douleur de notre corps affecte notre état psychique, mais que l’état psychique affecte également notre corps. Nous connaissons tous des moments instantanés de joie, de stress etc. qui engendrent des réactions physiques telles qu’une accélération cardiaque, de la moiteur, des jambes qui tremblent etc.

Et si les souffrances chroniques de votre corps étaient directement reliées à l’état de vos émotions bloquées, de vos ruminations (culpabilité, jugement, colère, rancune, peurs etc.) ? Et si toutes ces émotions enregistrées, stockées, ruminées, avaient atteint un seuil critique insupportable pour vous permettre de bien vivre ? Et si votre corps vous parlait en vous disant d’arrêter de ruminer de la négativité (stress, doute, peur, angoisse etc.)

Plus encore, si vous preniez votre corps comme étant un outil fabuleux, comme votre
thermomètre intérieur qui vous indique en temps réel les émotions que vous cachez
en vous…? et que loin d’être votre ennemie, vous considériez la douleur plutôt comme un signal d’alarme qui vous veut du bien. En effet, la souffrance n’est pas un état naturel.
Cette approche est peut-être nouvelle pour vous, parce que dans le traitement de la douleur, nous sommes aujourd’hui un des rares continents à ne pas faire le rapprochement entre nos émotions, nos pensées, nos ruminations et notre souffrance physique. Nous continuons souvent de séparer le corps, l’énergie et l’esprit.

Or pour créer le changement et lâcher la souffrance qui persiste en vous malgré les traitements et toutes les tentatives pour soigner votre corps, il vous faudra sans doute avancer sur cette nouvelle écoute de vous-même, vous ouvrir sur votre monde intérieur et découvrir que la gestion des pensées et des émotions est en fin de compte au cœur de la liberté que vous recherchez.

Vos pensées sont des graines… Acceptez l’idée que vos ruminations sont aussi des graines. Maintenant prenez conscience que votre puissance est de récolter ce que vous semez.

« Ce n’est pas le cerveau qui génère la pensée, mais c’est bien la pensée qui génère le cerveau ».
Alain Prochiantz

En vous observant de l’intérieur, vous pourrez naturellement découvrir votre puissance et votre liberté.

Et lorsque vous parviendrez à vous libérer par vous-même de votre douleur, imaginez le regard que vous pourrez avoir, la satisfaction consciente que vous pourrez ressentir. Cela est possible, parce que de même que vous êtes à l’origine de vos émotions bloquées dans votre corps, vous avez en vous les moyens de les laisser partir et de vous libérer.

«L’état de votre vie n’est rien de plus que le reflet de vos pensées ». Albert Einstein