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Pourquoi souffrons nous d’un biais de négativité ?

L’hypnothérapie s’avère comme étant une thérapie active pour apprendre à distancier la négativité des pensées lorsqu’elle est trop envahissante. L’hypnose vous guide vers un lâcher-prise profond et vous permet de retrouver, naturellement, le chemin de la sérénité.

Qu’est-ce qu’un biais de négativité ?

C’est une manifestation psychologique qui fait que le cerveau accorde naturellement plus d’importance et d’attention aux informations négatives plutôt qu’aux informations positives.

Pourquoi ce biais de négativité est-il dérangeant ?

De nombreuses personnes observent que leurs pensées ont tendance à privilégier la peur à la sérénité. Elles découvrent que leurs ruminations activent automatiquement des anticipations négatives plutôt que des scénarios positifs.

Ce constat peut engendrer de nombreuses questions :

Avons-nous perdu notre insouciance ?

Comment lâcher prise face à cette négativité ?

Allons-nous rester bloqué longtemps dans ce pessimisme ?

Tous ces questionnements restent sans réponse possible et génèrent automatiquement une perte de temps chargée d’anxiété.

Comment expliquer l’amplification des pensées pessimistes ?

La réponse la plus fréquente est souvent liée à une constatation qui semble visible. Avec le temps, notre cerveau accumule les épreuves de la vie et finit par se focaliser sur le négatif.

Ces blessures intérieures transforment nos pensées et recouvrent peu à peu, l’insouciance de notre jeunesse.

L’amplification des pensées pessimistes se fait automatiquement par ce biais de négativité. Les neurosciences nous prouvent aujourd’hui que nous répétons à environ 90% les mêmes pensées, ruminations, émotions et comportements. Dans ce contexte, il est observé que certaines répétitions négatives peuvent déclencher différents taux d’anxiété dans notre quotidien.

Pourquoi le cerveau est-il plus attiré par les informations négatives ?

D’un point de vue évolutif, ce biais a toujours été une stratégie de survie. Pour nos ancêtres, oublier l’emplacement d’un arbre fruitier (positif) était dommage, mais oublier l’endroit où se cachait un prédateur (négatif) était fatal.

Au travers de millions d’années, le cerveau a privilégié certaines tâches déterminantes.

  • Détecter les menaces instantanément
  • Mémoriser les dangers pour l’avenir
  • Prioriser la sécurité sur le plaisir

Le cerveau s’est auto-programmé depuis très longtemps pour survivre. Il est donc naturel que les pensées soient attirées par le désir de détecter les dangers dans son environnement. Ces réactions se font rapidement depuis très longtemps pour nous maintenir en vie. Ce mécanisme de survie manifeste des pensées automatiques sur lesquelles nous n’avons pas prise. Le cerveau a pris l’habitude de répéter les tâches pour plusieurs raisons. En cas de danger, les réactions doivent se faire instantanément pour se protéger. Mais apprendre à faire une tâche nécessite beaucoup d’énergie physique. Par souci d’économiser cette énergie, le corps a appris à automatiser les gestes depuis très longtemps. L’inconscient répète machinalement les mécanismes surtout lorsqu’il s’agit de maintenir la vie. (L’inconscient, c’est la répétition / J-D Nasio) On constate aujourd’hui que ce phénomène peut manifester chez certaines personnes des peurs inconscientes de la mort ou de l’abandon. Ce qui est visiblement la même peur dans le cerveau.

Dans la réalité d’aujourd’hui, le cerveau dispose toujours de ce système de survie au travers des amygdales du cerveau. Il s’agit de deux petites structures en forme d’amande situées profondément dans le lobe temporal. Elles agissent comme étant un véritable système d’alarme. Leurs rôles principaux se manifestent dans les ruminations par la gestion des peurs et des menaces. Lorsqu’elles détectent un danger potentiel (un bruit soudain, une trottinette sur un trottoir, une araignée sur une plante), les amygdales du cerveau déclenchent instantanément la réaction de « lutte ou fuite ». Elles envoient des signaux au reste du corps pour accélérer le cœur et libérer de l’adrénaline.

Le cerveau prend l’habitude d’activer rapidement des scénarios négatifs de vigilance pour tenter d’éviter différentes formes de dangers.

Ce mécanisme envoie des sentiments et des émotions de vigilance et déclenche inévitablement des ruminations de peurs incontrôlables.

Il faut retenir que ce mécanisme automatique n’est pas un « bug » du cerveau. Il a permis à nos ancêtres préhistoriques d’évoluer en étant en alerte face à une multitude de dangers. Ce système de survie fait qu’aujourd’hui, c’est vous qui êtes en vie.

Maintenant il est important de faire un travail sur soi, afin de sortir de cet automatisme de survie. Il est même nécessaire d’apprendre à vivre dans le présent, libéré de ce cercle vicieux qui active automatiquement des peurs ou des menaces incontrôlables dans la vie.

Pourquoi semble-t-il important de sortir de ce cercle vicieux ?

En restant enfermé dans un état d’esprit négatif, une partie consciente réagit spontanément pour éviter de s’enfermer dans une détresse psychologique.

On observe des réactions incompréhensibles puisqu’inconscientes. Ces schémas automatiques entraînent des ruminations négatives qui provoquent souvent des répétitions douloureuses : anxiété, insomnies, phobies, migraines, douleurs psychosomatiques, troubles du comportement, addictions…

Et aussi l’automatisation des scénarios catastrophiques qui génère du stress et des tensions inutiles.

Ce biais de négativité influence-t-il certains aspects de notre vie ?

Les interactions sociales : on observe que de nombreuses personnes peuvent recevoir des compliments, mais que leurcerveau priorise l’information négative. Il a tendance spontanément à ressasser en boucle la seule critique de la semaine.

Les choix personnels : En se projetant directement vers la négativité, le cerveau a tendance à freiner les initiatives personnelles. Il se limite automatiquement et par ce biais, il devient plus facile de dire « non » à un projet. Dans le mécanisme sous-jacent de la pensée, cela permet d’éviter le sentiment d’échec et de contourner ensuite la peur de perdre son estime.

Les informations : C’est la raison pour laquelle les journaux télévisés sont remplis de catastrophes ; le cerveau est biologiquement « préparé » pour cliquer sur ce qui fait peur ou ce qui choque.

Le biais de négativité a-t-il des conséquences sur le moral ?

Si on reste en mode inconscient, le biais de négativité peut entraîner

  • Une augmentation du stress et de l’anxiété.
  • Une vision pessimiste de l’avenir.
  • Une dégradation de l’estime de soi.

Comment faire pour créer ce changement ?

Il faut apprendre à « défusionner » avec ces pensées souvent exagérées.

C’est en faisant l’apprentissage d’observer ses pensées irrationnelles que l’on manifeste une sorte de distanciation face à ces ruminations anxiogènes.

La plupart des personnes fusionnent avec leurs pensées négatives et manifestent des peurs inconsidérées, puisqu’elles regardent le monde à travers elles.

Tout cela va donner lieu à un nouvel article. En vous remerciant d’avoir pris ce temps de lecture. À bientôt !

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Antoine Depoid
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