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Comment se libérer d’un cercle vicieux ?

L’hypnothérapie s’affirme comme une thérapie active pour apprendre à mettre de la distance avec les répétitions de pensées et de comportements négatifs lorsqu’ils deviennent envahissants. L’hypnose vous guide vers un lâcher-prise profond et vous permet de libérer, naturellement, ce cercle vicieux.

Mais c’est quoi au juste, un cercle vicieux ?

Dans notre esprit se joue un phénomène fascinant qui peut facilement devenir un piège. Notre cerveau est une terre malléable, un réseau de milliards de connexions qui ne demandent qu’à se dessiner. Au début, une pensée, une passion, une peur ou une habitude n’est qu’un minuscule sentier neuronal : un premier passage fragile dans l’immensité de notre esprit.

Mais notre cerveau a une règle d’or : il recherche l’efficacité et, pour cela, il se nourrit de la répétition. S’il remarque que vous empruntez souvent ce même sentier — que ce soit par goût, par rumination, par besoin de vérification ou par recherche d’un réconfort immédiat dans une addiction — il commence à consolider la route. Il valide cette direction par facilité. Ce sentier devient alors un chemin neuronal bien marqué. Le passage se fait plus fluide, plus rapide. C’est la naissance d’une habitude. À ce stade, le mouvement, mental ou physique, se fait machinalement.

C’est ici que le piège de la neuroplasticité se referme. À force de répétition, on peut basculer vers l’obsession. En essayant de fuir ou de combattre la pensée qui nous dérange, nous envoyons un signal de « priorité absolue » à nos neurones. Ce qui n’était qu’une route devient une véritable autoroute neuronale. Sur cette voie, l’information file à toute allure, hors de portée de notre volonté. Le paradoxe ? Nous bâtissons cette autoroute avec nos meilleures intentions. En luttant contre une émotion, nous ne faisons que renforcer le « béton » de cette voie rapide.

Le cerveau : un expert en survie, pas en bonheur

Le cerveau est programmé pour la survie, pas pour la perfection. Pour économiser son énergie, il transforme nos actions en automatismes. C’est un héritage de l’évolution : agir vite sans réfléchir a, pendant longtemps, sauvé la vie.

Le souci ? Notre cerveau ne distingue pas une « bonne » d’une « mauvaise » habitude. Il cherche simplement l’efficacité. Une fois qu’un circuit est tracé, il l’emprunte par défaut.

Comment se forge ce cercle ?

Cette construction repose largement sur nos croyances. Dès l’enfance, nous érigeons des piliers pour stabiliser notre identité. Si ces fondations nous ont un jour protégés, elles peuvent devenir les barreaux d’une cellule invisible. Notre cerveau, dans sa quête d’économie cognitive, les accepte comme des vérités absolues. Il trie et déforme l’information pour ne laisser passer que ce qui conforte ce que nous croyons déjà.

De la croyance au potentiel

Pourtant, la croyance est une arme à double tranchant. Si elle peut nous emprisonner, elle est aussi le catalyseur du possible. En changeant notre regard sur notre propre histoire, nous activons un nouveau potentiel. La confiance n’est pas un trait inné, c’est le résultat d’une croyance que l’on a fini par valider par l’action.

L’audace du renoncement

Créer un changement durable exige un acte de courage : accepter de désapprendre. Se libérer, c’est accepter de perdre l’équilibre un instant pour ne pas rester figé toute une vie. C’est en déconstruisant ces architectures mentales limitantes que nous libérons l’espace nécessaire à l’émergence d’une version de nous-mêmes plus vaste et alignée.

Comment sortir de l’autoroute ?

Essayer de détruire une autoroute neuronale par la simple volonté est épuisant et souvent inefficace. Pour briser le cercle, il faut accepter de laisser l’ancienne route « prendre la poussière ». Puisque le cerveau se nourrit de répétition, il s’affaiblit aussi par l’oubli.

L’enjeu est de tracer, ailleurs, un nouveau sentier. Il semblera d’abord étroit et contre-intuitif. Cela demande d’apprivoiser l’inconfort de la nouveauté. C’est là que la magie opère : avec le temps, le béton de l’obsession s’effrite faute d’entretien, tandis que le nouveau chemin finit par devenir votre nouvelle voie de liberté.

Rappelez-vous que rien n’est figé.

Votre cerveau, cette terre si malléable qui a su construire vos prisons, possède aussi la puissance nécessaire pour bâtir vos libertés. Chaque nouvelle pensée, chaque petit pas hors de vos habitudes, est une graine que vous plantez pour l’avenir. Le cercle vicieux n’est pas une fatalité, c’est un automatisme qui a simplement besoin d’être redirigé. En choisissant de ne plus nourrir l’autoroute du passé, vous offrez à votre esprit la chance de redécouvrir son incroyable capacité de renouvellement.

Le passage à l’action

Le plus difficile n’est pas de marcher sur le nouveau chemin, c’est de faire le premier pas. Si vous sentez que l’inertie de vos anciens schémas est trop forte, l’hypnose peut être le levier qui amorce le mouvement.

Et si, aujourd’hui, vous décidiez de cesser de subir vos automatismes pour commencer à cultiver votre cercle vertueux ? Grâce à l’hypnothérapie, nous irons ensemble à la rencontre de votre inconscient pour lever les barrages et tracer, avec douceur et efficacité, les nouveaux sentiers de votre épanouissement.

Ce nouveau chemin est dans le présent. Il commence ici.

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Antoine Depoid
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