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Le biais de confirmation : pourquoi notre cerveau nous enferme et comment l’hypnose nous libère.

L’hypnothérapie s’avère être une thérapie active pour se libérer des tensions physiques, psychiques et émotionnelles. Elle permet de s’alléger des répétitions douloureuses. L’hypnose vous guide vers un lâcher-prise profond et vous permet de retrouver, naturellement, le chemin de l’apaisement.

Comprendre le biais de confirmation : le filtre de notre réalité

Le biais de confirmation est l’un des mécanismes les plus puissants de la psychologie humaine. Pour le définir simplement : c’est la tendance naturelle de notre cerveau à privilégier les informations qui confortent ses idées préconçues et à ignorer, voire rejeter, celles qui les contredisent.

C’est un véritable « angle mort » cognitif qui fonctionne comme un filtre invisible entre nous et la réalité. Imaginez porter des lunettes teintées en bleu : non seulement vous voyez le monde en bleu, mais votre cerveau finit par nier l’existence même du rouge ou du jaune.

Comment cette construction mentale s’établit-elle ?

Cette structure repose essentiellement sur nos croyances personnelles. Dès l’enfance, nous érigeons des piliers de croyances pour stabiliser notre identité et comprendre le monde qui nous entoure. Si ces fondations nous ont un jour protégés (en nous donnant un cadre de sécurité), elles finissent souvent par devenir les barreaux d’une cellule invisible à l’âge adulte.

Notre cerveau, dans sa quête d’économie d’énergie (le cerveau consomme environ 20% de notre énergie totale), accepte ces croyances comme des raccourcis, des vérités absolues. Il trie, occulte et déforme l’information pour ne laisser passer que ce qui confirme ce que nous pensons déjà. C’est ainsi que nous répétons automatiquement de vieux comportements, nous enfermant dans des schémas obsolètes de peur, d’échec ou d’anxiété.

Les quatre piliers du biais de confirmation

Nos croyances sculptent inconsciemment plusieurs types de schémas qui dictent notre quotidien :

  1. Le schéma émotionnel : Plus une croyance est liée à une émotion forte (peur, fierté, colère, rejet), plus le biais est puissant. L’émotion agit comme une colle qui fixe la croyance dans nos neurones.
  2. L’appartenance sociale : Le besoin viscéral d’appartenir à un groupe renforce nos certitudes. Remettre en question une croyance partagée par nos proches, c’est risquer l’exclusion. Le groupe valide nos idées et rassure notre identité.
  3. Le besoin de contrôle : Le cerveau déteste l’incertitude, perçue comme un danger de mort par notre cerveau archaïque. Avoir raison — même si cela nous rend malheureux — donne une sensation de maîtrise qui nourrit notre système de survie et notre désir de sécurité.
  4. Le schéma de validation (L’ancrage) : La première information mémorisée devient la référence absolue. Le cerveau enregistre cette idée comme étant « La Réalité », et tout ce qui suit est comparé à cette première impression, créant une résistance au changement.

L’autoroute neuronale : quand le biais devient physique

Le cerveau est une terre malléable, régie par la neuroplasticité. Au début, une pensée ou une habitude n’est qu’un minuscule sentier de terre dans une forêt dense. Mais le cerveau a une règle d’or : l’efficacité par la répétition.

À force d’emprunter le même chemin mental (« Je n’y arriverai jamais », « Les gens sont dangereux », « Je ne mérite pas d’être aimé »), vous consolidez la route. Ce sentier devient une avenue, puis une autoroute neuronale bétonnée.

À ce stade, le processus est automatisé : l’information file à toute allure sans que la volonté consciente puisse l’arrêter. C’est le piège de la neuroplasticité : en essayant de combattre une pensée pénible par la réflexion logique ou la rumination, nous ne faisons souvent que renforcer le « béton » de cette voie rapide. Ce n’est pas un manque de volonté, c’est une structure physique et biologique solide qui s’est installée et qui se reproduit automatiquement.

Sortir de la boucle : Le rôle de l’Hypnose

Le changement commence là où s’arrête l’aveuglement. Si nos biais de confirmation ont tracé des autoroutes rigides dans notre esprit, la bonne nouvelle est que cette même plasticité cérébrale qui nous a enfermés est aussi celle qui peut nous libérer.

L’hypnothérapie agit précisément sur ces fondations invisibles. Là où la volonté seule s’épuise face aux automatismes (car elle ne traite que la partie émergée de l’iceberg), l’hypnose permet d’accéder à l’inconscient, ce « centre de commande » où sont stockés les biais de confirmation.

  • Le Lâcher-prise : L’état d’hypnose offre une pause à ce « filtre » critique qui déforme votre réalité.
  • La Reprogrammation : En état de conscience modifiée, il devient possible de suggérer de nouveaux chemins, de créer des « déviations » sur vos autoroutes neuronales.
  • La Perception élargie : L’hypnose vous permet de voir, enfin, les opportunités et les solutions que votre cerveau occultait jusqu’alors par simple habitude de survie.

Conclusion : Reprendre les commandes

En modifiant la perception de vos croyances, vous changez votre chimie intérieure. L’hypnose transforme vos « vérités » limitantes en de nouveaux leviers d’action.

Accompagné par un hypnothérapeute, vous apprenez à débusquer ces échos du passé pour les confronter au présent. Il ne s’agit plus de subir vos anciennes programmations, mais d’activer consciemment votre propre changement. Le chemin vers l’apaisement n’est pas une lutte contre soi, mais une redécouverte de sa propre capacité à percevoir le monde — et soi-même — autrement.

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Antoine Depoid
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