Vous êtes ici » Accueil » Partage » Anxiété, peurs & phobies » L’hypnose et la peur

L’hypnose et la peur

L’hypnose, qu’elle soit Ericksonienne ou Humaniste, est avant tout une invitation à calmer le tumulte des pensées pour retrouver une sérénité naturelle. Elle offre un accès privilégié cette part inconsciente de nous qui, cherchant parfois à nous protéger, finit par cristalliser certaines tensions ou émotions occultées.

1. La Peur : Entre Instinct de Survie et Prison Mentale

À l’origine, la peur est une alliée vitale. Elle agit comme un garde-fou biologique, un réflexe archaïque qui nous maintient en vie — c’est elle qui nous dicte de regarder avant de traverser la rue. C’est notre bouclier naturel contre le danger.

Cependant, ce mécanisme peut se dérégler. Lorsqu’elle devient excessive, la peur ne protège plus : elle paralyse. Elle crée un blocage qui limite notre champ d’action. Le mental s’empare alors d’un sujet précis, et notre « petite voix » intérieure répète inlassablement le même signal d’alerte. Un cercle vicieux s’installe, transformant la vigilance en automatisme toxique.

Cette angoisse finit par s’incarner physiquement. Les sensations corporelles (tremblements, sueurs, maux de ventre) ne font qu’amplifier le sentiment d’insécurité. À ce stade, on parle de somatisation : le corps exprime ce que l’esprit ne parvient plus à gérer. Lorsque la peur devient « la peur d’avoir peur », la phobie s’installe. L’ego finit par s’identifier à cette souffrance, la rendant presque indissociable de notre identité.

2. Les Origines de l’Angoisse

Pourquoi réagissons-nous tous différemment ? La science identifie aujourd’hui plusieurs facteurs :

La génétique : Une prédisposition à une réactivité émotionnelle plus forte.

L’environnement : La peur est souvent un héritage social ou familial qui se transmet par mimétisme.

Le traumatisme précoce : Une peur vécue dans l’enfance, restée sans réponse ou incomprise, s’ancre dans la mémoire cellulaire. Faute d’avoir été conscientisée, elle reste « stockée » dans le corps, nécessitant un travail de libération pour briser cet automatisme.

3. Le Sens de la Peur : Que Cache-t-elle ?

Si l’on observe la diversité des phobies — de l’avion à la foule, de la maladie aux insectes — un dénominateur commun est toujours le même : la peur de la mort.

Le rôle premier de notre inconscient est d’assurer notre survie. Il est donc logique qu’il nous protège de la finitude. Le paradoxe est là : si ce mécanisme prend le pouvoir, la peur de la mort finit par nous empêcher de vivre. On retrouve également derrière ce voile la peur de la séparation. Il faut expliquer que depuis plus de trois millions d’années, l’abandon s’est inscrit dans notre cerveau comme une mort symbolique. Dans le passé, en étant séparé du groupe (tribu), l’inconscient a enregistré la fin de la vie.

Ce sentiment de finitude manifeste   S facilement de l’anxiété. Le mental se trouve dans la posture de ressasser inlassablement la question, puisqu’il est dans l’incapacité de fournir une réponse concrète. Comme la première nature visible du cerveau est basée sur la répétition, notre esprit se trouve facilement piégé par une question sans réponse possible. Par l’activation répétée de la peur, le cerveau se trouve dans une posture qui automatise l’illusion du mental. La pensée focalise en boucle sur des anticipations négatives. On peut parler de pensée obsessionnelle.

4. Retrouver l’Équilibre et la Liberté

Face à l’emprise de la peur, de nombreuses solutions existent. Les approches comme l’hypnose Ericksonienne ou Humaniste permettent de créer la distance nécessaire avec l’émotion pour s’en détacher.

Il n’existe pas de recette miracle, car chaque individu est unique. Le travail de l’hypnothérapeute consiste à décoder le langage de la phobie pour mettre en place un protocole naturel sur mesure.

En définitive, la peur peut être perçue comme un signal d’alarme. Elle nous pousse à mettre en lumière ce que nous refusions de voir. Se libérer de la peur, ce n’est pas seulement supprimer un symptôme, c’est avant tout retrouver sa liberté d’être.

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Au départ, on pourrait dire que la peur est nécessaire, voir vitale. Elle nous permet de nous maintenir en vie. C’est elle qui fait que, par exemple, l’on regarde à droite et à gauche avant de traverser la rue. Elle nous protège naturellement du danger.
Mais la peur peut vite se transformer en des émotions et sensations excessives. Elle peut nous paralyser et créer un blocage qui nous limite.
Souvent notre mental fait une fixation sur un sujet précis. La petite voix intérieure répète inlassablement le message de la peur. Alors l’automatisme s’installe dans un cercle vicieux.
La pensée devient présente même à travers des sensations corporelles. Nos perceptions physiques ne font généralement qu’amplifier la sensation de peurs et nos émotions s’orientent plus fréquemment dans la direction négative que l’on n’aime pas. La sensation d’enfermement provoque chez de nombreuses personnes de l’angoisse. Plus l’angoisse monte, plus la peur devient présente, au point de modifier nos propres comportements. La personne victime de ce mécanisme pense de plus en plus fréquemment à sa peur. Elle donne de l’existence à sa peur, justement parce qu’elle y pense régulièrement. Elle donne une forme physique à sa peur, parce qu’elle y croit vraiment. A ce stade, on parle généralement de phobie, car la personne se trouve tétanisée à l’idée de penser à sa peur. La personne en vient à avoir peur de penser à sa peur. Souvent le corps provoque des réactions, on retrouve le plus fréquemment des tremblements, des sueurs ou des douleurs dans le ventre…etc… On parle de somatisation. Mais la liste des manifestations physiques est beaucoup plus importante. Notre corps parle souvent à sa manière. Mais l’objectif du corps est surtout d’évacuer l’inutilité de la peur. De sortir la toxicité de l’énergie négative qui se trouve coincée dans la peur. ( L’ego s’est approprié la peur comme étant son identité. http://hypnotherapie-hypnose.fr/ego-go/ )
 
2-D’ou vient la peur ?
Chaque personne réagit différemment à la peur. On sait aujourd’hui qu’il y a plusieurs facteurs qui peuvent intervenir dans l’existence de la peur. Il peut y avoir des composantes génétiques qui nous poussent à réagir plus ou moins rapidement à l’angoisse. Mais on sait aussi que l’environnement social dans lequel on vit est important dans notre développement et que la peur peut se transmettre. Lorsque la peur est ressentie en bas âge, il semble que l’enfant ou le bébé reste sans réponse face à cette peur. On a l’impression que la peur se trouve bloquée dans le corps. Comme si la peur n’avait pas été comprise et donc pas conscientisée. Il y a alors un travail nécessaire pour enlever cet ancrage gravé et enregistré dans le corps.
 
3-Pourquoi la peur ?
Si l’on observe régulièrement les peurs des personnes. Si l’on est confronté tous les jours à des peurs différentes. On s’aperçoit assez rapidement que la peur est automatisée. L’inconscient répète la pensée toxique et la pensée répète inconsciemment la peur. Mais qui y a t’il derrière la peur ?
La peur de l’enfermement ?
La peur de l’avion ?
La peur de l’ascenseur ?
La peur de la maladie ?
La peur des serpents ?
La peur de la foule ?
La peur des insectes ?
La peur de conduire ?
La peur d’étouffer ?
Il suffit de regarder ce qui se cache derrière chaque peur. On retrouve assez rapidement la peur de la mort. On comprend aussi que la peur agit comme un réflexe orchestré par notre inconscient.
Il faut rappeler que la première fonction de notre inconscient est de nous maintenir en vie.
Il est donc tout naturel que notre inconscient nous protège de la mort. Sauf que si ce mécanisme inconscient prend le pouvoir en nous, la peur de la mort nous empêche de vivre.
Nous devons alors apprendre à calmer cette partie cachée de nous-même, afin de rétablir notre équilibre.
On retrouve aussi très fréquemment la peur de l’abandon et de la séparation qui est toujours en relation avec la grande peur de l’inconscient. Cette peur résonne souvent plusieurs fois dans la vie, comme si cette peur nous collait à la peau, comme si cette énergie négative qui perdure dans nos pensées agissait comme un aimant. Comme si il advenait dans notre vie ce à quoi notre mental pensait le plus fréquemment.
 
 
Tous les jours cette phrase afin de l’apprendre par cœur :
L’énergie que je crée par ma pensée agit comme un aimant. Il advient dans ma vie ce à quoi mon mental pense le plus fréquemment. C’est moi qui attire l’énergie que je crée par mon mental.
Je prend conscience que :
Ma pensée crée ma réalité.
Ma pensée crée qui je suis.
 
4-Comment calmer la peur ?
Il y a un vaste choix aujourd’hui dans les thérapies. L’hypnose Ericksonienne et l’hypnose Humaniste peuvent aider la personne à mettre de la distance avec sa peur. Chaque personne est unique. Il n’y a donc pas de recette. L’hypnothérapeute doit bien écouter et comprendre la personne qui souffre de phobie, afin de pouvoir mettre en place les protocoles qui semblent le plus adaptés.
On s’aperçoit que derrière la notion d’équilibre, la personne doit se libérer de quelque chose pour retrouver sa liberté.
On pourrait voir la peur autrement. Découvrir que la peur existe pour pousser la personne à se libérer de quelque chose qu’elle ne voyait pas ou qu’elle ne voulait pas voir. Cette prise de conscience personnelle amène souvent la personne à se libérer de la source de son blocage.

Ma newsletter
Articles récents
Antoine Depoid
Antoine Depoid