19-Niveaux

Différents niveaux de Conscience

Depuis notre naissance, nous évoluons à l’aide de nos expériences de vie.

Chacune de nos situations nous amène à prendre conscience de quelque chose. Chaque évènement nous transforme. Ces prises de conscience sont infinies. Elles agissent à la fois sur notre physique, notre inconscient et notre conscience. Nous avons donc la vie pour prendre conscience des choses qui nous paraissent fondamentales pour notre évolution. Nous avons la vie pour grandir encore et progresser.

Afin de donner une représentation de trois différents niveaux de conscience, je vais prendre une métaphore : Ma vie est mon spectacle.

Ma conscience m’amène à voir ma vie et à me positionner soit en tant que spectateur, soit en acteur ou metteur en scène.

Aussi le rôle que je décide de vivre est relié à ce que je perçois et crois de la vie.

-Si je vis ma vie en tant que spectateur :

Je subis mes pensées. Comme un spectateur peut subir un spectacle. Le film se déroule devant moi, je reste passif, avec l’idée et l’espoir que l’histoire va bien se dérouler. Je crois en la chance et j’espère qu’elle va jouer en ma faveur. Je ne contrôle pas le film, je le vis simplement dans l’attente de voir ce qui va se dérouler sur la pellicule. Mes pensées viennent en fonction de ce que je vois et mes pensées me provoquent des émotions que je ne gère pas. Je laisse mon mental analytique créer ses propres pensées en mode automatique. Il arrive très souvent que je suis confronté à mes pensées de peurs. J’ai la sensation de ne pas contrôler mes pensées. Avec le temps, je perçois que j’ai automatisé mes peurs, car elles reviennent régulièrement sous différentes formes. Mais je n’ai pas de prises, j’ai la sensation de ne pas maîtriser le flux de mes pensées. Je vois la vie comme un film qui se déroule devant moi. Je subis le film. Je n’ai pas de prise sur l’action du film. Je suis même hypnotisé par les sensations que je ressens. Je suis comme prisonnier de mes peurs. Je n’ai pas pris conscience que « chacune de mes pensées crée ma réalité ». Plus je rumine mes angoisses, plus j’amplifie mes émotions négatives. Je subis mes propres pensées et je revis les mêmes peurs. Je laisse libre cours à mes pensées sans être observateur, sans comprendre que c’est moi le créateur de mes pensées et de mes croyances.

-Si je choisis le mode acteur, je prends conscience que « certaines pensées peuvent créer ma réalité ». Je joue le jeu de la vie, je deviens plus actif. Je suis assez vigilant sur le regard que je porte sur ma vie, je commence à diriger mes pensées vers ce que je veux jouer dans ma vie. Mais je joue un rôle et souvent je prends plaisir à jouer ma comédie. Je joue avec mes émotions que j’ai choisi. Je me complet dans l’idée d’avoir raison de l’univers que je me suis créé et de bouder certaines situations. Je joue mon film avec l’identité du personnage validé par mes pensées. Je m’identifie à mes plaisirs, mais aussi à mes souffrances du passé. J’estime que je me suis forgé une identité en relation avec mon histoire. Je n’ai pas pleinement conscience que mes ruminations ont un pouvoir sur l’orientation de ma vie. Je crois aux drames de ma vie et en y croyant mes souffrances existent et perdurent. Mais en ruminant mon histoire j’entretiens mes blocages et mes peurs. Parfois je peux être même fier de mes blessures et je cultive mon histoire en partageant mes vieilles souffrances du passé. Plus je crois en mes blessures du passé, plus elles se multiplient. Mon caractère se détermine sur mes croyances que j’entretiens. J’éprouve un certain plaisir à jouer avec le hasard et j’apprends progressivement à être acteur de mon personnage. Je peux provoquer des événements afin de vérifier ma capacité à jouer avec ma vie, ma capacité à être acteur. Ma vie est une comédie ou une tragédie en fonction des expériences que je joue et que j’expérimente. Il m’arrive de vouloir inconsciemment rejouer avec mes vieilles blessures du passé, j’éprouve inconsciemment une certaine fidélité ou fierté envers mes propres souffrances intérieures. Je me complais à raconter ou à me re-raconter mes vieilles histoires. Je ne mets pas en scène ma vie, mais je joue avec ma vie, sans accepter mon rôle de créateur. Inconsciemment, j’ai un peu peur de ma puissance créatrice. Je préfère être acteur et jouer tantôt par l’expérience du bien, tantôt par le mal, en fonction de l’inspiration et du plaisir qu’éprouve mon ego. je joue et je rejoue mon propre personnage. Je refuse de me mettre en scène. J’ai plus de plaisir à jouer la création que je me suis créé. Je me complet dans l’idée de me raconter mon histoire.

-Si je choisis le mode metteur en scène, j’ai totalement conscience que « chacune de mes pensées crée ma réalité ». Je suis conscient que mes ruminations ont un pouvoir déterminant sur ma vie. Je sors de ma comédie. Consciemment je choisis de jouer avec ma confiance plutôt qu’avec le désir d’avoir raison. J’utilise mon intuition comme une force créatrice. Je sais que mes pensées agissent comme des aimants. J’ai conscience que « ma façon de penser agit sur ma vie » et je joue avec elle, en ma faveur. J’observe mes pensées, pour les orienter dans l’univers que je souhaite vivre. Je suis observateur de mes pensées et ma vie est beaucoup plus qu’un simple hasard. Je suis conscient que si quelqu’un crée ma vie, c’est avant tout : moi, car je suis responsable et conscient de la direction que j’emprunte. Comment ? Par mes pensées qui sont chargées de confiance. Je suis conscient et j’assume d’être créateur, je prends en charge mes pensées et je mets en scène mon projet de vie. Si je rencontre des difficultés dans ma vie, je prends mes problèmes comme une opportunité à apprendre et à comprendre, un moyen de grandir. Pour accéder au niveau de conscience qui me permet d’être metteur en scène de ma vie, je dois me des-identifier des souffrances de mon passé. Je dois faire le deuil de mes rancœurs et de mes non-acceptations. Je dois apprendre à lâcher mes vieux jugements. Cela nécessite un travail personnel qui peut être mis en place avec l’aide d’un hypnothérapeute. En travaillant sur moi-même, je me des-hypnotise de mes peurs du passé et de mes sources de tension. C’est alors que ma souffrance devient ma force. J’arrive à voir et parfois à utiliser mes expériences douloureuses venant du passé comme un outil puissant pouvant même être une source de création. J’accède à une conscience positive de ma vie. J’ai l’esprit de plus en plus libre. Je vis avec une vision consciente de ma choix.

Je me lève le matin avec l’idée de construire, de m’améliorer, de guérir, de vivre une vie que j’aime et que je choisis.

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